L'éco-quartier La Croix : s'engager en faveur de l'environnement
Un nouveau cœur de village
Pour la première fois à Alizay, l'image d'un « village-rue » s'atténue. Situé tout en longueur, le long de l'axe de la rue de l'Andelle, le village manquait d'un véritable centre. Les élus ont donc décidé d'implanter un centre-village, qui serait le cœur de l'activité commerciale. Cependant, ce projet n'est pas une zone artisanale : au-dessus des commerces et services se trouveront des logements. Plutôt que l'étalement urbain, la municipalité a choisi de densifier les constructions. Le premier éco-village de l'Eure, dont la réalisation est programmée en deux phases, progresse à grands pas. Situé entre la rue de l'Andelle et la rue des Forières, la première tranche comprend l'aménagement d'un pôle commercial composé de : deux immeubles, neuf cases commerciales, trente-trois logements et quarante-sept parkings en sous-sol. Ce projet mené par la municipalité et le cabinet d'architecte ATBG et SILOGE a été lauréat du concours HQE 276 lancé par le Conseil régional de Haute-Normandie et les départements de l'Eure et de la Seine-Maritime.
Des bâtiments basse consommation
Les bâtiments, plus hauts que des pavillons, permettent de réduire l'emprise au sol, laissant plus d'espaces naturels. Ce n'est pas la seule mesure en faveur de l'environnement. Les toits sont couverts de panneaux solaires, pour produire de l'électricité. L'eau chaude également est produite par des capteurs solaires. Quant au chauffage collectif, il est produit par géothermie (à partir de la chaleur du sol). L'isolation n'est pas en reste : conçus en briques de terre cuite, les murs sont en eux-mêmes isolants : pas besoin de rajouter une couche d'isolant ! La ventilation double-flux limite les déperditions de chaleur tout en maintenant un air sain à l'intérieur des bâtiments. Résultat : une économie d'énergie considérable, un impact limité sur l'environnement.
Un effort particulier a été mené sur les bâtiments, mais aussi sur le chantier lui-même. Tous les aspects, du terrassement aux finitions, en passant par la provenance des matériaux de construction, a été passé au crible de critères environnementaux. Par exemple, le chantier a intégré des paramètres tels que la préservation de la nappe phréatique.
Le bien-être des habitants
Outre les économies d'énergie, une attention particulière a été portée sur le bien-être des habitants des lieux. Les champs électromagnétiques ont été inventoriés et contrôlés. Les lieux ont été pensés en amont pour être accessibles aux personnes à mobilité réduite. Pour limiter l'usage des ampoules, les architectes ont cherché à faire entrer au maximum la lumière naturelle : c'est un élément de confort non négligeable. La pollution intérieure est un problème majeur : les revêtements et matériaux ont été sélectionnés afin de limiter la pollution de l'air par des éléments volatils.
Deuxième tranche
Le chantier connaîtra une seconde phase, durant laquelle des logements individuels locatifs seront construits.











